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chapitre 8: pas de lauriers pour dormir

Publié : 31 août 2026 19:47
par OLIERIC
Ch. 8: pas de lauriers sur lesquels s'endormir.
À part l'exposition du moteur sectionné d'une 500/2 à chaque fois que possible dans une foire exposition, que ce fut directement par l'usine ou par un distributeur, dans les années 1954 et 1955 Sanglas ne présenta aucune nouveauté ni modification (pas même esthétique) sur les modèles existants.
Finalement, comme c'était devenu habituel chez Sanglas, c'est dans les salons de l'hôtel Avenida Palace de Barcelone que fut présentée en décembre 1956 la mise à jour des 350 et 500 sous le nom de 350/4 et 500/3. Une moto qui courut l'année précédente les 24h de Montjuich, se classant 10ème et 12ème aux mains des paires Aragones-Estapé et Espiell-Salas et un peu plus tard obtenant une médaille de bronze aux six-jours qui se déroulaient, cette année là, à Garmisch-Partenkirchen. À cette époque, la polyvalence faisait partie du cahier des charges!
Conçue pour le tourisme dans son acception la plus large et capables de vitesse relativement élevée sur de longs parcours, les nouvelles 350/4 et 500/3 possédaient des moteurs plus puissants que les modèles antérieurs, (Didier nous l'a montré de façon indiscutable) des silencieux plus efficaces, des freins centraux en aluminium nervuré pour le refroidissement placés sur des roues interchangeables, des chaines secondaires (différentes sur les deux modèles) totalement protégées par un carter étanche, une génératrice de 90 Watts, une selle biplace (auparavant optionnelle) un frein de direction et une boite à outils.
Mais un éléphant dont on ne parlait pas encore se promenait cependant dans la boutique... des quatre roues conçues pour le peuple et ses moyens financiers, comme la SEAT 600, arrivaient pour un prix légèrement plus élevé que la Sanglas 500!
Talleres Sanglas S.A. voulait grandir mais dans ces conditions et sans pouvoir vraiment baisser le prix face à la petite auto utilitaire, c'était compliqué.
Vicente Panicello, l'un des principaux collaborateur des frères Sanglas, a vu une solution: s'adresser à la clientèle des administrations nationales et locales. Ses innombrables allées et venues dans les corridors et antichambres des ministères et directions centrales finiraient par porter leurs fruits.
À SUIVRE: vive l'armée, elle m'a tout donné!
en haut: la 350/4
en bas: la 500/3

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