Page 1 sur 1

Chapitre 8bis: mise au point

Publié : 31 août 2026 19:48
par OLIERIC
Ch.8 bis.
Mise au point précieuse. Les livres sont simplificateurs et souvent, la vérité est ailleurs et plus nuancée.
Suite à mon chapitre 8 de la lecture du livre de Francisco Herrero, Pascal et Didier ont apporté une pierre plutôt bien sculptée à l'édifice de notre culture.
Le livre va un peu vite en besogne sur la fin des "longue course".
Je viens d'en apprendre énormément. Et j'ajoute que c'est la première fois que je vois et touche des doigts ces motos mythiques.

De Pascal (commentaire au Ch8):
En haut c’est une 350 4/2 , les dernières 350 ( 1963/66 ) et évolution de la 350/4 de 1956, ces 350 ont très largement équipé l’administration Franquiste à partir de 1957. Les deux modèles 4 et 4/2 se ressemblent, mais la 4/2 a beaucoup d’améliorations visibles ou non: culasse alu ( fonte sur la 4 ), vilo et bielle renforcés, carbu Amal plus moderne, nouvelle boîte de vitesse ( idem 400 ), pot plus court, silent blocs réservoirs et boîte outils et plein d’autres détails, l’avance devient automatique ( manuelle avant ), d’ailleurs la platine, rupteurs, condensateur et mécanisme d’avance sont les mêmes depuis cette 4/2 jusqu’aux dernières 500 S2 . Ces dernières 350 sont encore en 6v et ont des roues de 19, les 400 passeront en 12v, dynamo plus puissante et jantes de 18…, ma 350 est une 4/2 de 1963 et serait la numéro 3 sortie de l’usine ( 5503 ) sur un total des 2500….

De Didier, (courrier):
Je lis par un intermédiaire tes chapitres sur l’histoire de Sanglas. Ayant restauré pratiquement tous les modèles et à l’identique, j’ai fais beaucoup de recherche, tu t’en doutes. Il y a peu de matière pour ces recherches : le livre de Herreros , celui de Carlos Polo et David Mas, les pubs d’époques et surtout les « Catalogos de piezas de recambio ». J’ai réuni quelques photos d’époque, très précieuses et puis pas grand-chose. Il y a peu (voire pas !) de belles restaurations conforme à l’origine en Espagne . Cela évolue, mais ce n’est pas dans l’esprit des Espagnols, seuls détenteurs de ces merveilles (ou de ce qu’il en reste !!!). Il polissent et font tout briller !
Il y a d’ailleurs beaucoup d’ « histoire » autour de ces motos, très , trop souvent ésotériques !
--------------------------------------------------------------------------------------------------
Je te cite : dans les années 1954 et 1955 Sanglas ne présenta aucune nouveauté ni modification (pas même esthétique) sur les modèles existants.
1954 arrivé du 350/3 et du 500/2
Les premiers modéles, (celle que tu as vu au rassemblement) de couleur vert olive. Jantes Sanglas en acier peinte avec les gros rayons (aussi Sanglas )
Le compteur reste celui des 350/1/2 de marque AVIS
Sanglas faisait toujours filer les pièces détachées restantes des modèles antérieures ( pas de stock !!!)
En milieu d’année, les jantes deviennent chromées, écrous de rayon de taille « ordinaire »
Le compteur devient de marque VEGLIA
La fixation de la batterie se fait désormais par une sangle élastique
Le garde boue arrière est modifié pour accueillir cette sangle
Les bouchons d’essence et d’huile sont désormais en bakélite noir
En 1955, le kick est remplacé par un modèle non denté et équipé d’un caoutchouc
Les bouchons de fourches deviennent chromés au lieu de nikelés
Les tubes protecteurs de la fourche passe de Chromés à Aluminium (très compliqué à refabriquer !!!)
Les bouchons d’huile et de réservoir vont revenir en alu avec un dessin différent des anciens
Le réservoir change de couleur et devient Bleu verdâtre
La plaque d’immatriculation change par un modèle renforce sur les cotés
Les rivets de garde boue changent de forme et de taille
Sur les modèle 350 ont monte la chaine de 5/8 des modèles du 500/2
A partir de 1956 ont remplace les gaine tissus des câbles électriques par des gaines plastiques

Comme tu peux le voir, il y a des contradictions dans les bouquins.
Il y a eu une évolution permanente des motos chez Sanglas . On n’attendait pas les nouveaux modèles !
Ils rêvaient d’être de grands industriels et ce n’étaient que des artisans !
Souvent en contradiction avec la « propagande » la publicité, qu’ils avaient les moyens de faire …

de moi même, Oliéric
J'ajouterai juste que BMW, quoique de dimension industrielle, procédait aussi par touches "impressionnistes" à l'évolution de ses modèles. Je ne prendrai pour exemple que la fourche des R69 qui demeurait une earles en Europe alors qu'elle était déjà celle des séries 5 aux USA. Et sur ma première R75/6 les commodos étaient les anciens de la série /5.
photos:
Entre la 350/3 et la 350/4/2 lire les paragraphes ci dessus.

Image

Image