Les Sanglas commencent à se diffuser amplement dans les différents organismes publics. Et à la création du peloton de la circulation de la Guardia Civil, qui remplace la police armée du trafic routier, Sanglas devient le fournisseur exclusif, à part une commande antérieure en cours de BMW R27.
Quinze années d'expérience ont permis d'augmenter la puissance initialement modeste de la Sanglas à 21CV et 25CV avec une vitesse max de 125 et 135 kmh respectivement pour les 350/4 et 500/3 (notre enthousiasme nous rend indulgents...) et ceci avec une esthétique sans grands changements. Sinon qu'elles dégagent une présence bien plus moderne due en grande partie au réservoir, à la selle et au silencieux de l'échappement. (attention, la mesure des dB n'avait pas cours à cette époque bénie.) Et pour éliminer les avaries dues aux vibrations, les silent-blocs ont fait leur apparition sur les fixations des réservoirs d'essence et d'huile, la boite à outils, la batterie et le régulateur de tension.
Le compteur kilométrique est modifié pour améliorer la lisibilité et la suspension arrière est améliorée par l'adoption de nouveaux combinés.
Mais la marque ne pouvait pas calmer son dynamisme dont le fruit sera la présentation à la foire exposition de Barcelone en 1957 d'une 500/3 dotée d'un sidecar maison, réalisé en fibre de verre et polyester, le matériau à la mode du moment. À part sa beauté et sa finition, il se distingue par sa roue interchangeable avec celles de la moto, dotée comme elles d'un tambour de frein. et pour couronner le tout, une roue de secours est présente à l'arrière du panier.
À suivre: ...que la montagne est belle!
