chapitre 11: Le progrès
Publié : 31 août 2026 19:56
Ch.11 : Moteur, le PROGRÈS
Il est nécessaire de faire un tout petit peu de lexicographie. Le marketing médiatique, commercial ou politique fait un usage dévoyé jusqu’à l’obscène du mot progrès. La seule définition que j’en accepte et en use est que le progrès c’est un pas que l’on fait pour se rapprocher de l’objectif que l’on a défini comme souhaitable.
La montana/2 est indéniablement un progrès pour la marque Sanglas, même si cette moto n’a pas eu de carrière militaire ni de ventes dans le réseau.
Mais, nous l’avons vu, les innombrables évolutions du cadre et de ses composants, des roues à l’échappement, étaient le banc d’essai du progrès. Et on le voit à la fin de 1958 sur les motos présentées à la foire internationale de Barcelone : 350/4 et 500/3.
les freins au refroidissement amélioré, le guidon qui donne une meilleure position, les tubes de fourche aluminium et leur suspension hydraulique double effet ainsi que la distribution qui fonctionne à plus haut régime et moins bruyante.
Le moteur 500 reçoit un nouveau changement de vitesses (qui restera celui des motos à venir) et le 350 de nouvelles démultiplications qui utilisent la puissance à bas régime.
Et il suffit de relire les remarques de Didier et Pascal au ch.8bis pour se rendre compte de cette marche en avant continue.
Comme on le voit, depuis le jour où les frères ont ouvert l’atelier pour produire les motopompes Vellino l’entreprise petite mais dynamique avait toujours en tête son évolution future.
En 1958, la production atteignait les 500 motos dans l’année. Les ateliers de Pueblo Nuevo de Barcelona étaient à leur plafond de capacités productives et le besoin d’une nouvelle usine se faisait sentir. Ainsi, en 1959 le plan de modernisation est mis en œuvre. Les anciens ateliers de la rue selva del Mar se transportent vers une usine nouvelle dans la banlieue barcelonaise de l’Hospitalet.
Sanglas profite de ce déménagement, au moment de la crise dans le secteur de l’industrie moto, pour mettre en œuvre une nouvelle stratégie d’entreprise et un modèle de gestion plus rentable.
Le premier point passe par l’introduction d’une politique déjà implantée dans toute l’industrie automobile.Une fabrique de véhicules ne doit pas produire tous les composants mais s’entourer d’un tissu de sous-traitants. Dans le cas de la production de motos, une série de petites entreprises aux coûts de fonctionnement bien inférieurs qui se répercutent à la baisse sur le coût de fabrication d’une Sanglas.
Sur ce principe, Sanglas incita quelques uns de ses employés à devenir ses fournisseurs en créant leur propre entreprise.L’usine passa de 200 à 50 employés. Petit nombre qui n’empêchera pas la naissance du modèle 400, même si avant, et pour survivre, il fallut bien produire des motos à moteurs étrangers.
La crise amènera à lancer en 1959 un nouveau modèle à tarif contenu qui sera appelé Cromatica, une version de 295cc dont la configuration général semble similaire à celle des moteurs antérieurs de 350 et 500, aussi bien pour le moteur (utilisant la course courte du modèle de 400cc déjà à l’étude mais mis de côté provisoirement) que pour le chassis, mais avec garde-boue, réservoir, feux et freins simplifiés (retour aux freins antiques latéraux). Tout ça avec un aspect de légèreté et maniabilité que les puristes de la Sanglas ont eu du mal à admettre mais qui sera bientôt légitime.
Le nombre de Sanglas immatriculées en 1959 est de 230 unités, ajoutées aux 250 unités des services officiels donne bien un chiffre de quasi 500 Sanglas.
Il est nécessaire de faire un tout petit peu de lexicographie. Le marketing médiatique, commercial ou politique fait un usage dévoyé jusqu’à l’obscène du mot progrès. La seule définition que j’en accepte et en use est que le progrès c’est un pas que l’on fait pour se rapprocher de l’objectif que l’on a défini comme souhaitable.
La montana/2 est indéniablement un progrès pour la marque Sanglas, même si cette moto n’a pas eu de carrière militaire ni de ventes dans le réseau.
Mais, nous l’avons vu, les innombrables évolutions du cadre et de ses composants, des roues à l’échappement, étaient le banc d’essai du progrès. Et on le voit à la fin de 1958 sur les motos présentées à la foire internationale de Barcelone : 350/4 et 500/3.
les freins au refroidissement amélioré, le guidon qui donne une meilleure position, les tubes de fourche aluminium et leur suspension hydraulique double effet ainsi que la distribution qui fonctionne à plus haut régime et moins bruyante.
Le moteur 500 reçoit un nouveau changement de vitesses (qui restera celui des motos à venir) et le 350 de nouvelles démultiplications qui utilisent la puissance à bas régime.
Et il suffit de relire les remarques de Didier et Pascal au ch.8bis pour se rendre compte de cette marche en avant continue.
Comme on le voit, depuis le jour où les frères ont ouvert l’atelier pour produire les motopompes Vellino l’entreprise petite mais dynamique avait toujours en tête son évolution future.
En 1958, la production atteignait les 500 motos dans l’année. Les ateliers de Pueblo Nuevo de Barcelona étaient à leur plafond de capacités productives et le besoin d’une nouvelle usine se faisait sentir. Ainsi, en 1959 le plan de modernisation est mis en œuvre. Les anciens ateliers de la rue selva del Mar se transportent vers une usine nouvelle dans la banlieue barcelonaise de l’Hospitalet.
Sanglas profite de ce déménagement, au moment de la crise dans le secteur de l’industrie moto, pour mettre en œuvre une nouvelle stratégie d’entreprise et un modèle de gestion plus rentable.
Le premier point passe par l’introduction d’une politique déjà implantée dans toute l’industrie automobile.Une fabrique de véhicules ne doit pas produire tous les composants mais s’entourer d’un tissu de sous-traitants. Dans le cas de la production de motos, une série de petites entreprises aux coûts de fonctionnement bien inférieurs qui se répercutent à la baisse sur le coût de fabrication d’une Sanglas.
Sur ce principe, Sanglas incita quelques uns de ses employés à devenir ses fournisseurs en créant leur propre entreprise.L’usine passa de 200 à 50 employés. Petit nombre qui n’empêchera pas la naissance du modèle 400, même si avant, et pour survivre, il fallut bien produire des motos à moteurs étrangers.
La crise amènera à lancer en 1959 un nouveau modèle à tarif contenu qui sera appelé Cromatica, une version de 295cc dont la configuration général semble similaire à celle des moteurs antérieurs de 350 et 500, aussi bien pour le moteur (utilisant la course courte du modèle de 400cc déjà à l’étude mais mis de côté provisoirement) que pour le chassis, mais avec garde-boue, réservoir, feux et freins simplifiés (retour aux freins antiques latéraux). Tout ça avec un aspect de légèreté et maniabilité que les puristes de la Sanglas ont eu du mal à admettre mais qui sera bientôt légitime.
Le nombre de Sanglas immatriculées en 1959 est de 230 unités, ajoutées aux 250 unités des services officiels donne bien un chiffre de quasi 500 Sanglas.