Préface:Connaître Sanglas
Publié : 20 août 2026 18:27
Préface:Connaître Sanglas
J'ai toujours été fasciné par la capacité des groupes humains à créer ce dont ils ont besoin, quels que soient les murs qu'on a bâti autour d'eux pour les en empêcher. L'Espagne, jusqu'à la mort de Francisco Franco vivait sous embargo (on ne disait pas encore sanctions) et construire des motos dans un pays qui ne peut pas importer, ni matière première, ni produits finis, c'est un sacré mur à franchir. Savez vous que les premières motos étaient vendues sans pneumatiques. À charge au client de se les procurer.
Et ne croyez pas que l'orientation politique du pays eut-elle été différente, la situation l'eut été également. Les usines MZ, en DDR ont fait face aux mêmes murs, et plus hauts encore les murs autour de Panonia à Budapest. etc..
Allez, incidemment, permettez moi un petit chiffre d'aujourd'hui: les deux pays qui forment le plus d'ingénieurs sur une classe de 100 bacheliers sont (stat 2024): Iran 27%, russie 26%... ne cherchez pas nos pays dans ce classement, ils sont loin.
La naissance d'une marque de motos espagnole fabriquant des grosses motos quatre temps dans cette période est comme la venue d'une comète ou d'une aurore boréale, quand le marché moto des pays pauvres et "sanctionnés" était la planète deux temps utilitaire: Montesa, Bultaco, Ossa, Derbi, MZ, Jawa, CZ, Minsk, IZH, Panonia, Tomos... Les frères Sanglas ont fait preuve d'énormément de savoir faire, d'ingéniosité et d'inspiration.
La fin de Sanglas était inévitable dès l'ouverture des frontières aux produits étrangers, aux entreprises étrangères, au roi dollar... La tentative Yamaha prouve la lucidité et le désir de survivre des frères Sanglas. Mais ils venaient jouer avec un jeu truqué où toutes les cartes étaient dans la manche des adversaires..
En plus, en Espagne le fait que cette moto eut été la moto de la guardia civil la chargeait, en dehors de toute rationalité, d'un préjugé défavorable que l'on retrouve encore dans certains échanges sur les réseaux sociaux.
Alors, en lisant le livre de Francisco Herrero, je vais essayer de vous raconter l'histoire de Sanglas, l'entreprise et le produit. Et vous savez comme moi qu'une moto est un objet industriel chargé d'énormément d'affect pour son "Sanglero".
À SUIVRE....
J'ai toujours été fasciné par la capacité des groupes humains à créer ce dont ils ont besoin, quels que soient les murs qu'on a bâti autour d'eux pour les en empêcher. L'Espagne, jusqu'à la mort de Francisco Franco vivait sous embargo (on ne disait pas encore sanctions) et construire des motos dans un pays qui ne peut pas importer, ni matière première, ni produits finis, c'est un sacré mur à franchir. Savez vous que les premières motos étaient vendues sans pneumatiques. À charge au client de se les procurer.
Et ne croyez pas que l'orientation politique du pays eut-elle été différente, la situation l'eut été également. Les usines MZ, en DDR ont fait face aux mêmes murs, et plus hauts encore les murs autour de Panonia à Budapest. etc..
Allez, incidemment, permettez moi un petit chiffre d'aujourd'hui: les deux pays qui forment le plus d'ingénieurs sur une classe de 100 bacheliers sont (stat 2024): Iran 27%, russie 26%... ne cherchez pas nos pays dans ce classement, ils sont loin.
La naissance d'une marque de motos espagnole fabriquant des grosses motos quatre temps dans cette période est comme la venue d'une comète ou d'une aurore boréale, quand le marché moto des pays pauvres et "sanctionnés" était la planète deux temps utilitaire: Montesa, Bultaco, Ossa, Derbi, MZ, Jawa, CZ, Minsk, IZH, Panonia, Tomos... Les frères Sanglas ont fait preuve d'énormément de savoir faire, d'ingéniosité et d'inspiration.
La fin de Sanglas était inévitable dès l'ouverture des frontières aux produits étrangers, aux entreprises étrangères, au roi dollar... La tentative Yamaha prouve la lucidité et le désir de survivre des frères Sanglas. Mais ils venaient jouer avec un jeu truqué où toutes les cartes étaient dans la manche des adversaires..
En plus, en Espagne le fait que cette moto eut été la moto de la guardia civil la chargeait, en dehors de toute rationalité, d'un préjugé défavorable que l'on retrouve encore dans certains échanges sur les réseaux sociaux.
Alors, en lisant le livre de Francisco Herrero, je vais essayer de vous raconter l'histoire de Sanglas, l'entreprise et le produit. Et vous savez comme moi qu'une moto est un objet industriel chargé d'énormément d'affect pour son "Sanglero".
À SUIVRE....