Chapitre 13: ROVENA

OLIERIC
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Chapitre 13: ROVENA

Message par OLIERIC »

Ch. 13 : ROVENA !

La moto militaire ne sera pas la planche de salut pour passer la crise, et les frères Sanglas ne dorment pas. Une usine moderne est née, la gamme Sanglas s’adapte en préparant l’avenir et une marque nouvelle viendra pour faire tourner les machines.
Déja vue à la foire de Barcelone en 1960 et 1961, sous la marque ROVENA, propulsée par un moteur deux temps bicylindre Hispano-Villiers de 250 et 325 cc (le 325 à partir de 1963). Et puis, à l’été 1964, suivront trois nouvelles Sanglas équipées de moteurs Zündapp deux temps de 50, 75 et 100 cc. Pour en arriver à 1966, au cours de la déjà tant citée Foire exposition de Barcelone à la nouvelle Sanglas quatre temps qui servira de base à toutes les motos de la marque jusqu’à la fin.

Francisco Herreros ne considère pas ces motos comme étant des Sanglas à part entière et ne leur consacre que quelques lignes. Alors il faut que je fasse plus de recherches biblio pour vous en parler avec précision.

Les ROVENA à moteur Villiers étaient des belles machines et les moteurs étaient puissants. 16CV pour la 250 (20CV pour la 250 sport) et 17CV pour la 325. On regardera par exemple ce qu’étaient les anglaises Panther avec les mêmes moteurs pour avoir une idée juste de la bonne tenue de ces moteurs mal connus en France. Néanmoins la vente ne fut jamais probante et si les motos restèrent au catalogue jusque 1970, les chiffres étaient dérisoires.

OSSA avait adopté le moteur Sachs pendant que Sanglas avait choisi le Zündapp 50 et 100 cc. Le 75 présenté au public fut abandonné au dernier moment avant de lancer la production. Les Zündapp étaient et restent toujours d’excellents moteur deux temps, d’une puissance de 5,1 et 8,5 CV respectivement. On obtenait une vitesse maximum de 90 et 115 km/h.

Une Zündapp reste, pour moi, une moto inaccessible sur le marché, au regard du prix, alors, la Sanglas se hisse au niveau du graal… et c’est un fan de MZ qui le dit !

La législation changera, embargo et manque de devise obligent, pour stipuler qu’une moto devrait inclure un minimum de 90 % de composants fabriqués en Espagne. Sanglas, au vu de son demi millier de d’unités produites, renonça à la fabrication de ces désirables hybrides.

Sanglas était tout à son nouveau bébé à quatre temps, la 400T de 423 cc qui était dans les starting blocks depuis 1956/57 et que la crise économique et la fiscalité avaient mis de côté au profit de l’économique 295 ; Tout était prêt et un notera que la 295 et la 400 avaient la même course du piston, la même architecture du bas moteur.

À suivre….

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